Marty, Paul, Les tribus de la Haute Mauritanie.

(Paris :  Comité de l'Afrique française,  1915.)

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— 4f. —

chose sera répétée, qu'ils ne sont pas du tout les
ennemis des Français. Puis, pour no pas en perdre
l'habitude et en attendant les événements, toutes
les fractions recommencent à guerroyer contre
les Oulad-Bou-Sba et les Oulad-Reïlane (été
1907).

Les démarches de Cheikh Sidïa, invité par
l'autorité française à aller de l'avant, étaient cou¬
ronnées de succès. Assurés désormais qu'aucun
secours n'est à attendre du Maroc (et les démar¬
ches secrètes de Cheikh Sidïa auprès du sultan
n'avaient pas peu contribué au refus de secours
qu'il formula), les Regueïbat du Sahel, sous la
conduite de .Mohammed ben Khalil, engagent
des pourparlers. Ils arrivent peu après à Boutili¬
mit, et, sous les auspices du cheikh, font leur
soumission personnelle, et promettent de ne plus
■marcher contre les tribus ralliées (fin 1907).

Qette soumission était évidemment toute nonii-
nale, puisqu'on ne pouvait se rendre sur leur
territoire ; et la neutralité vis-à-vis de nos sujets
était tout ce qu'on pouvait leur demander. Ils
s'appliquent d'ailleurs tant bien que mal àrespec
ter leurs engagements et plusieurs mejbour, par¬
tis pour razzier les tribus rebelles, passèrent à
travers certaines fractions soumises, sans ■( man¬
ger » au delà des limites permises.

Entre temps, des caravanes de commerçants
Regueïbat, qui, descendaient à Saint-Louis, opè¬
rent leur soumission pour leur propre compte, et
d'une façon un peu arbitraire, se faisant accor¬
der l'aman au nom de la tribu (30 novembre
1907),

Voici la convention qui fut signée à Saint-Louis
entre le colonel Gouraud, commissaire du gou¬
vernement général, et la « tribu des Regueïbat »
représentée par les délégués de sa djemaa, les
nommés Ahmed Baba,des El-Abd-el-Ahi, Moham¬
med Saloum ould Makhoul des Talhat, Moham-
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