Rouillard, Eugène, Noms géographiques de la province de Québec et des provinces maritimes empruntés aux langues sauvages

(Québec :  E. Marcotte, imprimeur et relieur,  1906.)

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NOMS GÉOGRAPHIQUES
 

ETYMOLOGIE,  SIGNIFICATION,  ORTHOGRAPHE,  POSITION GEOGRAPHIQUE,

ET INDICATION  DES RÉSERVES DE TERRES AFFECTÉES AUX

SAUVAGES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC

(Par ordre alphabétique.)

A

Abénakis.—Ce mot vient de Abanki, «terre du Levant», nom
que les Algonquins donnaient au paj'^s des Canibas et des autres
sauvages de l'Acadie. De là, les Français appelaient ces sauvages
Abénaquiois, ce qui veut dire: ceux de la terre du Levant. (Abbé
J. A. Maurault.) i

Champlain écrit Abenacquioiiiel et Abenaquioit.

Le nom à'Abénakis désigna d'abord tous les sauvages de
l'Acadie, mais plus tard, il fut particulièrement donné à ceux de
la rivière Kennebec, parce que c'était le pays des Canibas, ancêtres
des Abénaquis du Canada.

Les Abénakis se divisaient en plusieurs tribus. Les principales
étaient :

Les Kanibesinnoaks, « ceux qui demeurent près des lacs ».
Les Français les appelèrent Canibas.

Les PatsuiketSy « ceux de la terre de la fraude ». Cette tribu
résidait sur la rivière Merrimak.

Les Sokouakiaks, « ceux de la terre du midi ». Appelés par
les Français Sokoquiois et plus tard Sokokis.

Les Nurhantsuaks, «ceux qui voyagent par eau», ainsi appe¬
lés parce qu'ils résidaient dans le haut de la rivière Kennebec et
sur le bord des lacs.
 

(1) Histoire des Abénakis, 1866. M. Maurault note aussi le fait que l'on ne
voit que trois mots abénakis sur la carte du Canada. Les sauvages, après leur
émigration, donnèrent des noms aux différents endroits qu'ils fréquentèrent, mais
ces noms n'étaient que pour leur usage et n'ont pas été conservés.
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