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Oagametgog, ^ (micmac). — C'est le nom indien de la belle
rivière Bonaventure qui se jette dans la baie des Chaleurs et qui
est si remarquable par la transparence de ses eaux.
Ce mot micmac veut dire «eau claire».
Obaska, (algonquin).—Lac au nord du grand lac Victoria,
dans le comté de Pontiac.
Le R. P. Lemoine orthographie aussi Obiska. De obi, racine
pour « resserré » ou « fermé », ska, terminaison pour « foin de castor,
joncs»; c'est-à-dire «lac resserré par des joncs, etc.».
Obatogamau, (montagnais).—Lac à la hauteur des terres au
sud du lac Chibougamo, territoire du lac Saint-Jean.
Ce mot est orthographié dans le dictionnaire du P. Lemoine,
Obatigoman, et est traduit par «lac aux défilés buissonneux».
Obikoba, (algonquin).—Lac au nord-est du lac Témiscaming,
comté de Pontiac, province de Québec.
Obi, racine exprimant l'idée de rétrécissement; koba, termi¬
naison exprimant «lac où il y a des joncs, lac fermé par des
joncs» d'après l'algonquin et le montagnais. (R. P. Lemoine.)
Obistaga.—Rivière sur le territoire de l'Ottawa.
Du montagnais opistôkweiau « c'est une rivière resserrée ».
(R. P. Lemoine.)
Oboskotéagwaskik.—Rivière du territoire d'Abitibi.
«Lac au rétréci sablonneux», lequel n'est qu'un élargissement
de la Mégiskan. (Abbé J. B. Proulx.)
Ogascanan, (algonquin).—Lac de la région de l'Ottawa.
Oka, doré, sakaigan, lac; c'est-à-dire «lac au doré ». (R.
P. Lemoine.)
Oka, (algonquin).—Village situé sur le lac des Deux-Mon¬
tagnes, dans le comté des Deux-Montagnes, à 36 milles de Montréal.
Ce village s'appelait autrefois Kanesatake.
(Il) 0 se prononce ou.
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