— 110 -e.
Mai froid, année gaie.
Saint Simon et Saint Jude, l'hiver est en vue.
Si tu as du maïs, mets-le en terre, si tu n'en as pas, cherches-
en.
Amuse le chien avec un os, la femme avec un mensonge.
Un serviteur fidèle et diligent est toujours créancier, quoique
payé de son salaire.
Le monde ressemble à une mer ; on y voit se noyer ceux qui
ne savent pas nager.
Une servante de pays lointain a bruit de demoiselle.
Les trop longues promenades perdent les femmes et les poules.
L'esprit de la femme est comme le vent du Midi.
La belle est d'ordinaire fainéante.
L'or, la femme et les étoffes, ne les choisis qu'en plein jour.
Celui qui prend femme de grande maison, ne sera pas sans
noise à la maison.
Prends une femme et dors tant que tu voudras, elle aura soin
de t'éveiller.
Le jour où l'on se marie est le lendemain du beau temps.
Qui a mari, a seigneur.
La marâtre, quoique faite de miel, n'est pas bonne.
Telle est la pie, tel est son petit.
Pourceau affamé rêve au gland.
Gros poisson mange le petit.
Mieux vaut manger du pain de son que de n'en pas manger
du tout.
Au pain dur, dents aiguës.
L'avare a toujours soif de richesses.
Voler un larron c'est gagner des pardons.
Clé d'or ouvre toutes les portes.
La sottise est un mal incurable.
Le flatteur est proche parent du traître.
L'ami de tout le monde n'est l'ami de personne.
A Cambo les langues sont plus actives que les balais.
Qui doit être pendu à Pâques trouve le carême trop court.
Chevalier, fais ton fils duc, il ne te reconnaîtra pas.
Un œil suffit au vendeur ; l'acheteur n'en a pas trop dé cent.
L'avarice, ayant tué un homme, se réfugia dans l'église ; elle
n'en est jamais sortie depuis.
Comme on le voit, plusieurs de ces proverbes ne sont pas spé¬
ciaux au Pays Basque ; il n'en est pas moins intéressant de cons¬
tater que les Basques se les sont appropriés et en ont transformé
certains suivant leur mentalité.
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