iUIALECTA JURIS PONTmcn.
flUATBE-VraeT-QlIATRIÈlIE LIVRAISON.
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LIGUE DE LA THÉOLOGIE JANSÉNISTE AVEC
LA PHILOSOPHIE CONTRE L'ÉGLISE.
Et CET OUVRAGE.
Il pourrait
opuscule com
dictées par la passion
vrais catholiques, de (
conformer leur jugeme:
nablement se refuser a
i bizarre.
10 des exagérations
I grand nombre do
isait PIE VI, pour
ne pourront raison-
allons présenter.
Les systèmes consignés dans ce recueil ont été pleinement
adoptes et pratiqués avant et surtout pendant la révolution, et la
plupart après ta première édition de ce livre, faite en 1787. On
connaît l'époque de leur naissance, leurs progrès et leurs efl'ets.
C'était donc là le plan des philosophes, qui d'ailleurs n'en fai¬
saient pas mystère, et le publiaient dans leurs discours el leurs
ouvrages. Qui serait donc assez insensé pour nier leurs décla-'
rations et leurs faits, ou pour attribuer cette combinaison au
hasard ?
Quant à l'alliance que les Jansénistes contractèrent avec les
philosophes, il est vrai qu'on n'eu présente pas l'acte notarié,
mais il est clair que ces systèmes des philosophes
dans les ouvrages des Jansénistes, q
raient pas les conséquences voulues
de citer les auteurs et les pages. Ceux qui ne
de grandes recherches, n'ont qu'à lire les ac
Pistoie de 1786 ; ils y verront tous ou presque
et là ce n'est pas un particulier qui parlait, c'
de la bande jansénistiquo qui s'exprimait par
Jansénistes enseignèrent effrontément ces maximes dans les chai¬
res des universités où l'on tut a
sez mal avisé pour les admettre.
On sait enfin que la plupart d'e
dans les révolulions.
Ire eux ontjoué de grands rôles
Si donc on se refuse à admet
re l'authenticité de la Ligue, il
sulDtet il faut que l'on convienn
phes et des Jansénistes étaient
e que les systèmes des philoso-
n parfait accord, se soutenaient
mutuellement, visaient au mêm
but, et ont produit, comme ils
le devaient et comme le voulaient leurs auteurs, les fruits les plus
dangereux.
Depuis longtemps la pacifique et clairvoyante philosophie,
toujours amie de l'humanité, ne pouvant supporter les divisions et
les préjugés qu'entraîne à sa suite uno religion mal entendue,
avait formé le grand projet de réunir dans une seule religion el
une seule espèce de culte en l'honneur de rÊlre-Suprême, toutes
les différentes sectes qui divisent la florissante Europe ; mais un
dessein si salutaire fut pendant de longues années concentré et
comme enseveli dans les cœurs philosophiques. Après bien des ré¬
flexions, on commença k lui donner essor en le confiant à des li¬
vres, et l'on en fit paraître une si grande quantité, qu'ils suffirent
pour déranger les têtes les mieux org,anisées, et pour obscurcir
les idées des hommes les plus instruits. Mais les préventions en¬
racinées chez les peuples depuis dix-huit siècles, les réponses vic¬
torieuses que donnaient aux philosophes un grand nombre d'écri¬
vains romains, le grand nombre de prêtres séculiers et réguliers,
les discours éloquents et persuasifs des orateurs catholiques, les
retraites multipliées dans lesquelles on méditait les maximes de la
religion, les soins que les religieux donnaient à l'éducation de la
jeunesse qu'on leur avait confiée, les congrégations, les confré¬
ries, la multitude des confesseurs qui engageaient à fréquenter
les sacrements, tous ces obstacles, et d'autres semblables qui
étaient des restes de l'antique religion, empêchaient puissamment
qu'on n'exécutât le projet qui devait mettre les hommes en pos¬
session de si grands biens et de si grands avanlages. Ce que la
philosophie gagnait d'un côté, elle le perdait de l'autre; mais enfin
elle réussit par un coup de maître à détruire les principales bar-
t des défilés oii elle
s sont répandus
était confinée, elle se mit au large, elle gagna du terrain, elle
du, n'en décla-
dilata son empire et déploya ses étendards triomphants.
s. Il serait aisé
Parvenue à ce haut degré de prospérité, la philosophie, qui
udront pas faire
réunissait à ses agréables principes la force dominante, se trou¬
du synode de
vait en étal de faire sauter, par l'explosion d'une seule mine,
ces systèmes ;
toute la religion révélée, et d'arborer sur ses ruines le drapeau
le corps même
victorieux de la religion naturelle. C'était 1 unique et véritable
docteurs. Les
but de ses vœux les plus ardents. Cet edat aurait été plus con-
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