ÂNÂLEGTÂ JURIS PONTIFICII.
QrATRE-TI]\GT-]VEllTIEaiE LIYRAISOlï.
OBSEItVATIONS CANONIQUES
SUR LE CONCILE GÉNÉRAL.
I, DéSnitioE.
LecardinalJacobatius.dont le traité i)6 conciliisioaii
d'une grande autorité, examine plusieurs définitions du
concile général qui ont été proposées par divers théo¬
logiens et canonistes, et finit par proposer celle qu'il
juge la plus convenable. On sait que le traité de Jacoba-
tius a été imprimé bien des fois à Rome même, et quo
le Pape Paul I
digne d'être compris dans la Bibliotheca ponlifici
de Roccaberti, imprimée à Rome et déd
Innocent XII. C'est incontestablement le i
vrageqnen
t été jugé
Conciliura esl generalis colb
episcoporura
concilii auctoriiate suffulta.
Le cardinal i
potestate Papœ, lib. 3, c, 5)
< Concilium universale ei
Ecclesiœ
aliquid c
pontICcis re
vel aliquando Christi si
a majorum
, (disl. 17 et dans st
me ta définition suiva
îongregatio prtelalori
1 Boraani Poutificis speclalil
tentione solemniler Iractandum in religione
chrisliana. Papa in concilio prœsidenle vet aliquo loco ejus. »
Celte définition esl incomplèle, dit Jacobalius : Non videtur
convenire concilio ex loto orbe, et ad quod conveniunl imperator,
et reges, et alii laici horaines, Unde forte possel sic dici, quod
concilium est congrégatio prtelalorum ex universo orbe el allarum
personarura auctoritale et de voluntate Papa) convocalarum ad
aliquid coramuni intenlione corarauniter tractandura in religione
chrisliana, papa In ipso concilio pra3sidente vel alio loco ejus, vel
aliquando Chrisll sive ipsiusmet concilii aulhoritate sulfuUa. IIoc
dico pro quando vet sedes vacarel vel papa esset incerlus et
haberentur plures conlendentes do papatu. liera concilium
reprEesenlative dicitur Ecclesia; ponit Abbas in cap. Signifi-
casii de eleet. Unde concilium Constanliense el Basileense in-
lilutantur ; Sacrosancla Synodus universalem Ecclesiam reprœsen-
Ainsi, les conciles généraux reçoivent leur pouvoir
de Dieu immédiatement en plusieurs cas, notamment
lorsque le siège pontifical es
de schisme, lorsqu'il y a plus:
litres certains.
vacant, ou bier
3urs papes dont a
II. Origine des coBoiles.
En quel sens peut-on admettre que les conciles sont
d'institution divine? Nous nous contentons de citer
Barthélémy Caranza, célèbre théologien, qui assista
au concile de Trente; son livre n'est pas suspect au point
de vue de l'orthodoxie:
«Nous nions, dit-il, que les conciles généraux de
«la sainte Eglise soient une invention de Constantin;
« car longtemps avantlui, les Apôlres avaient célébré !e
« concile de Jérusalem. Nous nions pareillement qu'il
(ny;
t relie et spéciale de Dieu; m
t cupent dans la sainte Eglif
K foule d'autres choses qui,
a mentionnées dans les saint
une institution surnatu-
is nous disons qu'ils oc-
î le môme rang qu'une
>ans être expressément
s écritures, ont pourtant
Cl été généralement observées dès les premiers temps de
« l'Eglise : Comme nous avons reçu toutes ces choses
« par tradition, sans pouvoir en connaître la source,
« nous croyons avec certitude qu'elles viennent des
« apôtres, que nous savons inspirés par le Saint-Esprit
« pour toules les traditions qu'ils ont laissées 11 Eglise
(t d'aulant plus qu'il est constant quils, ont celébié le
« premier concile de Jérusalem. En outie h
« générale de Jésus-Christ ■ Ubicumque diu
(icongrcgati fuerinl in nomine meo, egosum mmedioei
«cette promesse, dis-je, démontre quel Ce;lib
M semblant des conciles, n'agit pas seulement dl
« les lumières de la raison humaine nnio auf
«institution divine. Concluons queles conciles r
« pas uneiustitution purement humaine et qu d& sont
« aussi d'inslitittion divine, »
Caranza fortifie sa thèse par l'exemple des conciles
prescrits dans l'Ancien Testament. Voici les propres
paroles du savant Dominicain espagnol :
Negamus chrisliana; Ecclesii
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