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E.AUCOURT-SUR-SOMME. Adulficurt, eu 830. — En Ponthieu. — Bailliage d'Ab¬
beville. Commune et canton d'.Vbbeville: 300 habitants. On remarque à
Eaueourt les restes encore imposants du château dont le nom se présente
souvent dans les annales de notre Ponthieu. Nous en empruntons la des¬
cription très-fidèle à l'ouvrage de .M. Prarond, intitulé: Histoire de cinq
villes el de trois cents villages, hameaux ou fermes, première partie, .Abbeville,
et Hallencourt, pages 208 et suivantes.
<( Les ruines occupent une prairie assez étendue , tout aujirès de la
Somme. Elles annoncent l'ancienne importance de la forteresse. Une
partie de ces ruines s'élève encore hors du sol ; e est la plus faible, du moins
en étendue : le reste est à fleur de terre ou couvert par l'herbe. Cette der¬
nière partie, complétant la première, dessine Fenceinte du château, qui
semble avoir été un grand parallélogramme précédé d'un donjon dont il
était séparé peut être par un pont-levis. — Le tout, château et donjon ou
donjon et dépendances, était entouré de l'ossé> larges et encore trés-
visibles. Le donjon qui se jirésenle d'abord et qu'une dépression cir¬
culaire du sol et la configuration générale des autres ruines nous font pré¬
sumer avoir été distincts du reste du château, se compose de deux tours
séparées par en bas par une porte dont le cintre est tombé, et jointes dans
le haut par une plate-forme qui s'est enfoueée La pierre qui surmontait
cette porte ayant pour supports un sauvage et un triton, eiublèmes du
Ponthieu (1), a été enlevée et transportée au château de Long. Les
tours avaient intérieurement deux étages : l'une des deux .s'élève encore
jusqu'aux mâchicoulis dont il reste des marques bien conservées. Derrière
ces tours et sous la plate-forme crevée qu'elles dominaient était une sorte
de salle octogone voûtée à nervures, dans laquelle s'ouvraient des portes
donnant accès aux tours. .\ l'opposé de la porte d'entrée une porte sembla-
(1) Nous no parla?.'oons pas ici l'opinion de M. Praroml : nous ne pouvons voir dans ce triton et ce sauvage que
les supports des armoiries de Tun des possoisi-iirs du château d'Eainnurt, lr;s-|irobablemoiit des Soyecourt.
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