Rouillard, Eugène, Noms géographiques de la province de Québec et des provinces maritimes empruntés aux langues sauvages

(Québec :  E. Marcotte, imprimeur et relieur,  1906.)

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Le R. P. Lemoine croit qu'il s'agit plutôt dans cette légende
d'un hibou et que le mot sauvage signifie « là où le hibou est
caché. »

Gov^asinwacamook, (algonquin). — Lac du territoire de
l'Ottawa.

Ka wassweiagamak, «celui qui est un lac flamboyant», «lac
clair».    (R. P. Lemoine.)
 

E
 

Elect-ke-pi-ta-gan, (montagnais). — Sur la côte nord, près de
Manikuagan.

«Portage au crapaud».    (J. Bignell, A. G. 1871-72.)

Equamadghe.—Rivière dans la région de F Abitibi.

Akwaam, «il s'approche du bord», tikweia, terminaison pour
rivière. «Rivière où le poisson s'approche du bord». (R. P.
Lemoine.)

Escoumains ou Escoumins, (montagnais). — Rivière de la
côte nord et nom d'un village à 21 milles en aval de Tadoussac.
Ce mot est ainsi orthographié par les RR. PP. Babel et Arnaud.^

M^^ Laflèche écrit Eskoumins.

Endroit dans les environs duquel les sauvages devaient trouver
et trouvent encore à la fonte des neiges de petites graines rouges
que les gens de la côte appellent des pommes de terre. Esko, encore
-{-mins, graines = Eskomins, il y a encore des graines, etc.

Les sauvages appellent la rivière des Escoumains, Estshipi,
«la rivière aux coquilles».    (R. P. Arnaud.)

Ce mot a une signification analogue chez les Cris. Là aussi,
il veut dire graines, fruits.

Escuménac, (micmac). — Petite rivière du comté de Bona¬
venture, qui se jette dans la baie des Chaleurs, presqu'en face de
Dalhousie.
 

(1) Relation des missions de la côte du Labrador, années 1845 et 1854.
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