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Goynish, (montagnais). — Rivière sur la côte nord du Saint-
Laurent, près de Natashquan.
Cette rivière porte aussi le nom de Agwanus, et devrait garder
ce dernier nom.
Goynish n'est au fond qu'une forme anglaise du mot Agwanus.
H
Hochelaga, (iroquois). — Comté de la province de Québec,
dans le district de Montréal.
«Hochelaga» était le nom du village indien qui devait faire
place, à partir de 1535, à la ville de Montréal.
C'est vraisemblablement, écrit M. l'Abbé M. Mainville, une
corruption du mot iroquois Oserake qui peut vouloir dire trois
choses entre lesquelles on peut choisir: ^° A la chaussée des cas¬
tors ; ^° là où l'on fait des haches ; ^° là où l'on passe l'hiver.
Hurons.—Les sauvages de ce nom habitaient jadis tout l'im¬
mense territoire qui s'étendait du nord au sud entre les rivières
nommées aujourd'hui Severn et Nottawasaga, et de l'ouest à l'est
entre le lac Simcoe et la baie Géorgienne.
Champlain leur donne différents noms: il les appelle Attigna-
ouantans, ou tribu de l'Ours, les Attignenonghacs ou tribu de la
Corde, les Arendarrhonmons ou tribu de la Roche et les Tohota-
henrats.
Dans son voyage de 1609, Champlain donna aux Hurons le
nom d'Ochasteguins et plus tard Attignaouantans, du nom de la
principale tribu.
Sagard les nomme Houandates. Eux-mêmes se nommaient
Wendats. ^
Leur vrai nom sauvage, dit le P. Jérôme Lalemant qui fut
longtemps supérieur de cette mission, est Ouendat. Les écrivains
anglais et américains en ont fait Wyandots et Yandots.
Les premiers Français, écrit de son côté le P. Bressani dans
sa Relation, donnèrent à ces sauvages le nom de Hurons à cause
de leurs cheveux droits comme les soies du sanglier, sur le milieu
de la tête, ce qu'on appelle en français une hure.
(1) Histoire du Canada. (Abbé Ferland.)
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