Rouillard, Eugène, Noms géographiques de la province de Québec et des provinces maritimes empruntés aux langues sauvages

(Québec :  E. Marcotte, imprimeur et relieur,  1906.)

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Les trois à quatre cents descendants de cette race qui demeura
toujours fidèle aux Français, aux premiers temps de la colonie,
sont installés sur une réserve à la Jeune Lorette, à quelques milles
de Québec.

La réserve du village de Lorette comprend une trentaine
d'acres. Il faut y ajouter la réserve dite des « Quarante arpents »,
qui contient 1352 acres et qui fut donnée aux Hurons pour y
prendre le bois nécessaire à leurs constructions et à leur chauf¬
fage.

Il y a enfin la réserve de Rocmont, dans le comté de Port-
neuf, d'une superficie de 9,600 acres.
 

I
 

Iroquois.—La nation sauvage de ce nom occupait tout le
littoral sud du lac Ontario.

Cette nation se composait de cinq cantons unis en une
confédération : les Agniers que les Anglais appelaient aussi
Mohawks parce qu'ils étaient situés sur la rivière Mohaw qui se
jette dans l'Hudson ; les Onneyouts ou Oneidas ; les Onontagués
ou Onondagas, les Goyogouins ou Cayugas et les Tsonnontouans
appelés Senécas par les Anglais.

Les Hollandais leur donnaient une autre dénomination ; ils
les appelaient Maquois, Maquaas et Mackouas.

D'après M. l'Abbé Ferland, cette nation reçut des Français le
nom sous lequel elle est généralement connue. On fait dériver
Iroquois du mot Hiro, « j'ai dit, » conclusion ordinaire des
harangues de ses orateurs.

Les Iroquois se donnaient à eux-mêmes, dit Colden, le nom
de Ongue honwe, c'est-à-dire hommes supérieurs aux autres. Cette
version n'est pas celle de l'Abbé Ferland qui prétend que les
Iroquois se désignaient sous le nom de Hottinonchiendi, qui
signifie cabane achevée. ^
 

(1) (( Histoire du Ganada »,    (Abbé Ferland.)
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