Rouillard, Eugène, Noms géographiques de la province de Québec et des provinces maritimes empruntés aux langues sauvages

(Québec :  E. Marcotte, imprimeur et relieur,  1906.)

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Q
 

Quaco, (micmac).—Village situé sur la rive nord de la Baie
de Fundy, à 30 milles de l'entrée du port de Saint-Jean, dans le
Nouveau-Brunswick.

Le mot est d'origine sauvage ; du dialecte micmac, selon les
uns, malécite, selon d'autres.

Dans le premier cas, le mot signifierait «refuge du phoque
chaperonné».    (Rév. Ph. F. Bourgeois.)

De Meules appelle cette place Ariquake, en 1686. Sur de
vieilles cartes, on voit cet endroit désigné sous le nom Oreequaco.

Quaquakamaksis, (montagnais). — Lac du canton Malherbe
sur la route du chemin de fer du Lac Saint-Jean, à 160 milles de
Québec.

On a traduit généralement ce mot par «lac au mirage», mais
le R. P. Lemoine fait remarquer qu'on doit confondre ce nom
ayec un autre qui probablement avait cette signification. Celui-ci
vient du montagnais akuakua, racine du mot rouillé, et gamak,
terminaison au subjonctif du verbe, «il y a un lac », sis ou shish
diminutif du mot qu'il termine ; il voudrait donc dire au petit lac
rouillé, et ce nom a été donné à ce lac à cause des rochers
rougeâtre s qu'on y trouve.

Il est impossible, ajoute le R. P. Lemoine, de trouver autre
chose dans ce mot.

Québec, (ville de) — Ce mot est orthographié Kébec, dans
Sagard, auteur du Voyage au pays des Hurons (1636), dans les
Relations des Jésuites, par les PP. Chs Lalemant, Lejeune, Vimont,
J. Lalemant, dans un extrait des délibérations de la Compagnie
de la Nouvelle-France, en 1638, dans le rapport que fit le père
Druillettes de son voyage aux Abénakis en 1651, et dans Lescar¬
bot. ^

Dans le récit de ses voyages, édition de 1613, Champlain
écrit Québecq.
 

1) Voir  sur ce sujet l'étude documentée de  M. Tabbé  Amédée Gosselin,
dans le Bulletin du Parler français, livraison de février 1904.
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