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II est aujourd'hui admis de tous que ce mot, d'origine sau¬
vage, signifie détroit, rétrécissement, c'est bouché, c'est obstrué. Et
cette signification est la même dans les divers dialectes algonquins,
cris et micmacs. ^
Il est certain que cette traduction convient à la situation de
la ville, puisqu'à Québec, en effet, le fleuve se rétrécit et semble
bouché.
Quetachu, (montagnais).—Baie dans le comté du Saguenay.
S'orthographie aussi Quetachoo. Ce mot signifie: «il se
décharge lui-même».
R
Richibouctou, (micmac). — Chef-lieu du comté de Kent,
Notiveau-Brunswick, sur le côté est du détroit de Northumberland.
Ce mot a la même origine que Bouctouche et veut dire «un
moyen bon havre». (R. Ph. F. Bourgeois.)
M^^ Guay fait venir ce mot de Lichitouktouck qu'il rend ainsi :
«rivière qui entre dans le bois».
Les Anglais écrivent de préférence ce mot Richibucto.
Rimouski, (malécite ou micmac).—Chef-lieu du comté du
même nom, dans la province de Québec, situé sur la rive sud du
Saint-Laurent, à 180 milles en aval de Québec.
Dans la langue des Sauteux,Rimouski se décomposerait ainsi:
Animoush, «chien» et ki ou gi, «demeure». En changeant n en
r on aura Arimouski, ce maison du chien». (M^'' Laflèche et R. P.
LacoP'be.)
D'après le R, F. Pacifique, Rimouski serait un mot malécite,
(langue sœur du micmac) Lemosgig, qui se traduirait par « retraite
des chiens».
M^'' Guay croit que c'est un mot micmac, et estime qu'il peut
se traduire par «maison du chien», ce qui revient à la significa¬
tion particulière du mot malécite. ^
(1) La prononciation française, Kebeky est exactement, dit le Dr Rand, celle
du miemac.
(2) Chronique de Rimouski, par M. l'Abbé Chs Guay, 1873.
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