Royer, Clémence, Le bien et la loi morale

(Paris :  Librairie Guillaumin,  1881.)

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PRÉFAGE
 

Scil enim Dcus quod in quo-
cumqiie die comederitis, ex
eo aperienlur oot/í vestri ; et
crilis sicut dii, scientes bonum
>-t maZtíOT. (Genese, ch. ni, § 5.)
 

Tîindis qiie toutes les sciences pbysiques, et
les procédés industriels qui en sont rapplication,
font des progrés rapides, nos sciences morales,
au contraire;, restent stationnaires. Elles se per-
dent dans des discussions d'école oû, personne
ne pouvant fournir de preuves rigoureusement
déduites de principes évidents, chacun garde
son sentiment^ sans pouvoir démontrer en quoi
il est préférable aux sentiments contraires d'au-
trui. Lapliilosophie, réthique, la sociologie tout
entiere;, sauf en ce qui concerne certaines ques-
tions purement économiques_, sont encore å Tétat
d'intuitions de conscience, mêh^e.«! de préjugés
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